Publié le 02/04/2007 à 12:00 par bloghardi
Arte a diffusé mardi dernier un thema intitulé : « Futur 2030, le big bang démographique ».
J’ai donc regardé cette émission, pensant que la fin de « la langue de bois » était venue pour les problèmes démographiques mondiaux.
Déception, on a parlé d’économie, de géopolitique, très peu de démographie, et moins encore d’environnement.
Evidemment l’Europe, à population vieillissante, était sur la sellette. Comment allons nous faire pour soigner nos retraités, pour maintenir notre activité économique s’il n’y a plus assez d’enfants ?
Personne n’a dit que les pays d’Europe du nord (Allemagne, Hollande, Grande Bretagne) étaient déjà très peuplés et qu’une baisse de leur population allait aussi atténuer la pression humaine sur l’environnement : moins d’émission de gaz à effet de serre, moins de pollutions, un peu plus de répit aux espaces naturels, moindre agression sur la biodiversité.
On a beaucoup parlé du dynamisme économique des pays émergents : Chine, Inde ; on n’a rien dit de leur négligence abyssale des problèmes environnementaux (La Chine dont les émissions de gaz à effet de serre sont devenues presque équivalentes à celles des Etats-Unis, l’Inde qui en 10 ans a accru ses émissions de 40% et dépasse maintenant l’Allemagne et à fortiori la France).
On nous a parlé de l’Afrique dont la population constitue une main d’œuvre pléthorique, prête à tout faire pour aller chercher une vie meilleure ailleurs. Nous a-t-on dit si l’on avait essayé de s’attaquer à cette natalité explosive par une politique démographique ambitieuse associant contraception, éducation des femmes, développement des ressources locales ? Non.
En somme la population humaine peut continuer de croître on s’arrangera toujours pour trouver la solution.
Peut-être que la future ville écologique Chinoise qui nous a été présentée constitue t-elle cette solution !!!
Mieux vaut en rire.
Il n’y aura pas de billet la semaine prochaine.
Publié le 26/03/2007 à 12:00 par bloghardi
La part du gâteau
Même si nous faisons un effort pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, nous ne ferons que ralentir l’accroissement de la teneur de CO2 dans l’atmosphère et les effets néfastes sur le climat continueront à s’aggraver.
W.S. Broecker (1) propose une autre alternative bien plus contraignante et somme toute plus équitable.
Il faut brûler 4 milliards de tonnes (4 Gt) de charbon fossile environ pour que la teneur en CO2 de l’atmosphère s’accroisse d’une part par million (1ppm). Nous brûlons actuellement l’équivalent de 8 Gt de charbon par an. Si nous voulons que les conditions de vie sur terre restent acceptables, il faut fixer une limite de teneur en CO2 de l’atmosphère à ne pas dépasser.
Prenons par exemple comme limite le double de celle de l’ère préindustrielle (280 ppm.) soit 560 ppm . Comme la teneur actuelle en CO2 est de 380ppm, il nous reste à brûler 4 x (560-380)= 720 Gt d’équivalents charbon, après quoi la vie sur terre risque d’être difficile.
Comment répartir ce gâteau de 720 Gt de charbon à brûler ? Le plus équitable est d’affecter les droits à chaque pays en fonction de leur nombre d’habitants. Les pays pauvres, généralement peuplés, auront plus de temps devant eux pour consommer leur part. Les pays riches devront très vite trouver des parades pour capturer ou enterrer le CO2 qu’ils émettent, avant que leurs droits au gâteau commun ne soit épuisé.
(1) W.S. Broecker Science 9 mars 2007, pp. 1371
Publié le 19/03/2007 à 12:00 par bloghardi
L’O.N.U. maintient ses prévisions démographiques pour 2050. A cette date, dans une hypothèse de croissance moyenne, la population mondiale atteindra 9 milliards d’habitants.
Sachant que pour nourrir cette population il faudra augmenter les surfaces agricoles de 20 % environ. Qu’une augmentation des besoins énergétiques sera à peu près du même ordre. Qu’il faudra construire de l’habitat, des moyens de transport nouveaux et satisfaire des besoins de tout ordre, qu’en sera-t-il du maintien de la biodiversité, de la diminution des gaz à effet de serre ?
Comment peut-on faire abstraction de ces prévisions démographiques quand on se propose d’encourager un développement durable. L’hypothèque démographique n’est-elle pas celle qui sera le plus difficile à lever pour la sauvegarde du monde vivant ?
Publié le 12/03/2007 à 12:00 par bloghardi
Les associations écologiques s’opposent avec véhémence à l’extraction de matériaux de construction dans des carrières ou par dragages car, disent-elles, ces activités sont particulièrement néfastes au milieu naturel. Les autorités se voient ainsi contraintes de ne délivrer des permis d’exploitation que de plus en plus parcimonieusement.
Or du fait que notre population est croissante, ces matériaux sont indispensables pour créer de l’habitat, des lieux de travail (bureaux, ateliers), des moyens de déplacements (routes, voies ferrées etc…), et cette nécessité fait que l’on va chercher plus loin ces matériaux qui autrefois étaient prélevés sur place.
Il y a là un paradoxe qui malheureusement ne conforte pas l’écologie. Ces matériaux seront quand même prélevés dans des carrières ou dans des rivières d’une autre région ou d’un autre pays, et leur transport va entraîner en outre une dépense d’énergie importante avec émission de gaz à effet de serre.
Ces écologistes ont-ils vraiment à l’esprit que la population humaine continue de croître ?
Publié le 05/03/2007 à 12:00 par bloghardi
Une panne d’ordinateur m’a empêché de poster mon billet lundi dernier. Veuillez m’en excuser.
J’avais dit précédemment, que pour remplir pleinement sa fonction, un espace naturel devait être vaste et continu. Plusieurs études sur la fragmentation d’espaces boisés en climats tempérés ou tropicaux viennent appuyer cette assertion.
En ce qui concerne les oiseaux notamment, les fragments de forêt qui peuvent avoir été préservés par l’homme à l’issue d’un déboisement intense sont immédiatement abandonnés par les espèces qui ont besoin de grands espaces. D’autres espèces moins exigeantes reviennent et, après une période d’essai, ne supportent pas l’isolation. Elles abandonnent le reliquat de forêt insuffisant sans doute pour assurer leurs besoins élémentaires : nourriture et nidification.
La directive Natura 2000 qui englobe souvent des « confettis » de territoire tient-elle compte de telles études ?
Publié le 19/02/2007 à 12:00 par bloghardi
Conscients que le monde vivant se dégrade, nous avons souhaité le confiner dans des espaces protégés : les réserves naturelles. Mais avons-nous réellement conscience de ce qu’elles devraient être pour remplir leur rôle ? Ne faisons nous pas, encore une fois, des « parcs » à plus grande échelle ?
Une réserve naturelle doit être vaste afin que chaque espèce représentée le soit en nombre et que le maximum de diversité génétique y soit exprimé. Ainsi la sélection naturelle aura le plus de « grain à moudre ».
Elle doit posséder une chaine alimentaire complète : végétaux, ruminants, carnivores sans quoi les déséquilibres vont rapidement apparaître.
La présence de l’homme doit être réduite à l’extrême car il est l’élément perturbateur par excellence.
Publié le 12/02/2007 à 12:00 par bloghardi
Retour à la cité.
Pour rompre cette monotonie minérale, l’homme essaie d’inclure dans la ville des espaces où il va se ressourcer. N’aurait-il pas un besoin inconscient du décor originel ?
Qu’il s’agisse de parcs, zoos, coulées vertes, il n’y a là qu’ersatz de la vraie nature et s’ils sont utiles à l’homme, ils ne préservent en rien le reste du monde vivant. Leur potentiel est limité, sous contrôle, la pression humaine y est continue. Ces espaces témoignent, eux aussi, de la main mise de l’homme sur le monde vivant.
Publié le 05/02/2007 à 12:00 par bloghardi
Actuelles.
Je regardais hier soir, au journal télévisé, les inondations qui sévissent en Indonésie et notamment dans certains quartiers de Djakarta (mégapole de plus de 15 millions d’habitants). En dehors des sentiments de compassion que nous inspirent toujours ces images de détresse humaine, je ne pouvais m’empêcher de constater le grouillement et la jeunesse de ces foules. Peut-on dans des situations de surpopulation et d’indigence s’inquiéter de l’état de l’environnement, des gaz à effet de serre, ou de la biodiversité !
Quand les gouvernements auront-ils le courage de mettre en œuvre des politiques démographiques en relation avec les possibilités économiques de leur pays ?
Mais n’est-ce pas trop tard pour certains d’entre eux ?
Publié le 29/01/2007 à 12:00 par bloghardi
Dans la périphérie des villes les conditions seraient-elles meilleures ? Ce n’est qu’une illusion.
Les espaces non construits qui entourent immeubles et maisons individuelles sont importants mais ils n’hébergent que ce qui est utile ou agréable à l’homme.
Il y a d’abord élimination de tout végétal de la flore locale parce que trop banal ou susceptible de présenter un danger : arbres trop proches des habitations, végétaux piquants ou toxiques.
Par ailleurs, ce qui subsiste dans les jardins et les espaces verts est, quant à la biodiversité, d’une indigence extrême :
- les pelouses sont mono-spécifiques pour être belles ;
- les massifs ne contiennent que des plantes à port élégant, à floraison riche et colorée, inadaptées au milieu où elles vivent car issues de prospections lointaines. Renouvelées chaque année, elles sont soustraites ainsi au processus évolutif naturel.
La fragmentation de l’espace par des murettes, haies, grillages, palissades est préjudiciable aux espèces animales souterraines ou de surface ; elle s’oppose aux échanges génétiques et induit ainsi une forte consanguinité. Seuls les oiseaux sont à l’aise dans ce monde artificiel..
Publié le 22/01/2007 à 12:00 par bloghardi
La situation du règne animal n’est guère meilleure.
Au centre des villes le sol imperméabilisé ne permet pas de vie animale souterraine.
A l’air libre, la chaine alimentaire est rompue, du fait de la rareté des végétaux, il ne peut y subsister ni insectes phytophages, ni mammifères ruminants et en conséquence pas de carnassiers. Ces derniers d’ailleurs ont été éliminés par l’homme non seulement des zones urbaines mais aussi des zones rurales.
Les oiseaux moins vulnérables désertent aussi ces espaces minéraux car ils n’y trouvent ni aliments, ni lieux propices pour y nicher.
Finalement on ne trouve dans le centre des villes que les animaux domestiqués par l’homme ou qui se nourrissent de ses déchets.